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Des nouvelles du projet au Pérou après 5 mois d’activités
Publié le 1/05/2013 à 17h44

C’est donc dans les bureaux de Chirapaq, à Huamanga, que les responsables en communication ─ Soledad Carrasco Sanchez, Jose Antonio Martinez Gamboa et Richard Meneses Huayanay ─ à l’aide de François Laurent, le cinéaste-accompagnateur, ont fait l’apprentissage de moyens scénaristiques et développé trois projets personnels. Les trois intentions traitent de sujets et utilisent des formes différentes, mais relèvent tous du même désir d’illustrer la réalité péruvienne sous différents aspects. Outre l’élaboration de scénario et d’un plan de travail, ils ont reçu une formation de caméra et de prise de son.
Cependant, l’air des montagnes manquait grandement à l’équipe de tournage et c’est lors du carnaval de Pujas que l’équipe a renoué avec les hauteurs. Et pour ce faire les communautés de la région se sont unies pour organiser l’événement. L’équipe a eu la chance de voir plusieurs communautés défiler en dansant et en chantant, vêtues de leur colorés habits traditionnels pour la fête. Ce projet d’une fin de semaine a été initié par Chirapaq avec l’aide de Diana Najarro Rojas, étudiante en communication à l’Université de Huamanga et qui réalise son stage auprès de l’organisme et participe aux différentes activités de formation. Les magnifiques images tournées dans le décor idyllique de la Cordillère des Andes se retrouveront dans le projet vidéo de la jeune femme, qui renouait avec Pujas, son village d’origine, après quelques années d’études dans l’urbanisation d’Ayacucho.
L’équipe du projet audiovisuel sera de retour dans les montagnes durant le mois de mai pour travailler avec la communauté d’Hercomarca, située à quelques kilomètres de Vilcashuaman. Il ne faut pas oublier que le partenariat se déroule jusqu’au mois d’octobre et que l’équipe terrain aura formé à cette date plus d’une trentaine de participants sur les différentes pratiques cinématographiques, en plus d’accompagner la réalisation d’une quinzaine de films qui seront prêts à être vus partout à travers le monde.Maxime Girard
Assistant à la formation
Stage en communication et production audiovisuelle avec Wapikoni Mobile
En partenariat avec Oxfam et Chirapaq
Université du Québec à Chicoutimi
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Un bilan de la 3e école cinématographique au Chili
Publié le 22/03/2013 à 13h57
Nous avons passé les derniers jours entiers à faire du montage. Les jeunes ont passé la majorité de leurs journées devant l’ordinateur, en buvant du mate quand l’énergie venait à manquer tard en soirée. L’étape la plus longue et difficile fut de traduire toutes les entrevues du mapuzugun à l’espagnol et d’ensuite sous-titrer les films. Ce moment a quand même permis aux jeunes d’échanger beaucoup avec leurs parents à propos de l’importance de la langue et de son usage au quotidien. Personnellement, j’ai aussi appris beaucoup de mots de vocabulaire, faisant sourciller les gens que je croisais au village en m’adressant à eux en mapuzugun.
Nous avons aussi eu le privilège de recevoir la visite d’André Dudemaine, président fondateur de Terres en Vues, cinéaste et membre du C.A. du Wapikoni. Un groupe est allé le chercher à l’aéroport de Temuco et il a été reçu dans une ruka, dans la communauté de Llaguepulli. Nous avons eu plusieurs belles discussions sur la place de la communication dans la lutte politique des Mapuches, mais aussi dans la revitalisation de leur culture.Suite à près de 12 jours de montage, les jeunes se sont présentés à la projection finale de leur projet en habit traditionnel. La soirée a eu lieu dans la ruka d’une famille de Malalhue. Projecteur et système de son ont été installés tout près du feu où l’eau pour le mate bouillait. Le public s’est assis sur les bottes de foin réparties partout dans la ruka. L’espace s’est bien vite rempli et plusieurs personnes ont dû rester debout à l’entrée pour profiter des films. Les lonkos et plusieurs autres autorités des deux communautés étaient présents ainsi que le maire de la région. Ce fut une soirée très émotive pour tous, nous pouvions voir dans le visage du public la fierté qu’il éprouvait envers les jeunes participants du Wapikoni. Plusieurs membres de la communauté ont même pris la parole à la fin de la projection pour rappeler combien il est important de continuer à apprendre le maniement d’une arme telle que la caméra. Je vous présente un petit montage de la soirée, pour vous aider à mieux comprendre l’atmosphère dans laquelle nous étions pour la finalisation du projet.

J’aimerais seulement écrire ici ce que j’ai répété mille fois à tous ceux qui m’ont reçu dans leur maison et dans leur coeur lors de cette escale. Je suis reconnaissante de la chance que j’ai de connaître des gens si forts dans leur culture et dans leurs convictions. Des gens vrais, fiers et généreux de tout ce qu’ils possèdent. Je me sens énormément privilégiée de me savoir acceptée dans un groupe de si belles personnes. Mon plus grand souhait est de faire connaître la force de ces communautés, de ce peuple. Je ramène avec moi le newen (la force) qu’ils portent en eux et qu’ils m’ont transmise. Et je dis à chacune des personnes que j’ai croisée là-bas: chaltu may lamgen (merci beaucoup mon frère/ma soeur)
Lire tous les journaux de bord 2013 de la formation au Chili
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Début de l’escale à Matimekush Lac-John et Kawawachichamach
Publié le 4/03/2013 à 22h31

Une semaine pile après l’arrivée de toute l’équipe, nous sommes très bien installés. Plus! La température se révèle à être plutôt clémente… au grand dam de Sarah Fortin qui aime avoir froid. Marco et Jennyfer
pour leur part se réjouissent quotidiennement. Mini-projection, ateliers vidéo et recrutement de participantEs allant bon train, nous avons déjà débuter le tournage d’un documentaire fort intéressant piloté par Marie-Renée André abordant les effets positifs reliés à l’arrêt de consommer. D’autres projets tout aussi captivants sont en route et leur préparation va bon train.
À très bientôt pour de plus amples nouvelles!
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Des nouvelles de l’escale à Uashat mak Mani-Utenam
Publié le 8/02/2013 à 15h49
Déjà deux semaines de passées à Uashat mak Mani-Utenam!Très vite, notre équipe s’est mise au travail parce que plusieurs projets intéressants nous étaient présentés.
Le premier projet que nous avons est celui de Pishu Pierre Pilot. Natif de Uashat, mais vivant à Schefferville, Pishu dénonce les conditions de travail que vivent les autochtones dans les mines. Nous sommes donc partis le rejoindre pour prendre quelques images. Après 12 heures de train pour y aller, 12 heures à Schefferville et 12 autres heures de train pour revenir, nous étions fatigués mais tellement heureux de notre expérience.
Sa mère Jeannette, qui habite à Uashat, fait présentement une grève de la faim. Pishu revient chez elle pour l’encourager dans sa démarche.
Le deuxième projet nous a été présenté par Joyce Grégoire, une jeune mère de deux enfants qui étudie présentement en technique en éducation spécialisée.
Joyce est très sensible à la réalité que vivent les autochtones sans domicile fixe. Ainsi, elle a décidé d’ouvrir un organisme communautaire venant en aide à ces personnes. Nous la suivons dans ce processus.
Lise-Andrée Fontaine est venue nous voir avec une idée du tonnerre! Elle est professeure à l’école primaire de Mani-Utenam et elle voudrait organiser une manifestation où les enfants réclament que leurs parents leur parlent en innu. Lise-Andrée est très inquiète du fait que les enfants ne parlent presque plus innu dans sa communauté.La commission vérité et réconciliation est passée à Mani-Utenam il y a quelques jours. C’est ainsi, que Réal Jr. a eu l’idée de faire un film sur les pensionnats. Putu nous amène des tonnes d’archives du pensionnat. Réal est vraiment très heureux d’entreprendre ce projet.
Malgré les quelques grippes interminables, les extinctions de voix, les cartes corrompues, la pluie, le vent, le froid, les imprévus et les extractions de dents de sagesse, nous n’avons manqué aucun match des Canadiens!!!!
À bientôt!!!
Toute l’équipe Wapikoni mobile à Uashat mak Mani-Utenam
François, Frédéric, Matilde, Réal, Mélina
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La formation au Chili est en cours pour la 3e école cinématographique Mapuche
Publié le 1/02/2013 à 15h48

« Me voici donc pour une deuxième année en territoire mapuche, wallmapu. J’ai eu le privilège de renouer avec les participants de l’an passé et de rencontrer des nouveaux intégrants. Cette année, 22 jeunes entre 12 et 22 ans participent à l’escale du Wapikoni. Nous avons officiellement commencé l’escale par un yeyipun, une cérémonie où tous les participants étaient pr
ésents, afin se s’assurer que le mois qui vient se passera sans anicroche et dans le respect de l’autre.Nous sommes déjà à la moitié de notre escale ici à Llaguepulli et Malalhue. Les jeunes travaillent depuis une semaine et demie à rassembler toutes les images nécessaires pour leur film. L’équipe de Llaguepulli a décidé de parler de la colonisation, plus spécifiquement de l’arrivée de la religion et de la perte de territoire. Un thème profond et touchant qui a soulevé plusieurs émotions lors de leurs entrevues. Le groupe de Malalhue a de son côté choisi d’aborder le thème de la médecine traditionnelle, plus précisément le lawen, le savoir des plantes pour rééquilibrer le corps et l’esprit. Ils en ont profité pour converser avec un machi, un homme qui détient justement ce savoir de guérison.
Nous avons droit à de longues journées de tournage, le soleil se couchant seulement vers 10h. Plusieurs arbres débordent de fruits mûrs, j’apprécie spécialement le maqui, un arbre natif du territoire mapuche lafkenche (de la côte) qui tache les doigts et les dents. Certains participants voulaient vous faire connaître un fruit nommé chupon. Ils ont fait cette petite vidéo pour vous le présenter. »
Aussi, les gens ici ont très hâte de rencontrer André Dudemaine, cinéaste Première Nation du Québec. Les gens ont très hâte de lui faire part de leur vision de la cinématographie.
C’est très très motivant de travailler ici avec de très jeunes leaders et de voir un peuple en pleine revitalisation culturelle. J’espère que mes photos et mes vidéos vont vous permettre de bien comprendre la réalité ici.
À bientôt !
Mélanie O’Bomsawin
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