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Les communautés
Plus de 40 000 ans avant l’arrivée des Européens et avant que le Canada et le Québec tracent leurs frontières sur les cartes, les lointains ancêtres des autochtones arrivent d’Asie par le détroit de Béring. Peu à peu, ils se dispersent sur le continent américain.
Au début du 16e siècle, les Autochtones sont présents dans toutes les régions de l’actuel territoire canadien. Ils y vivent dans des milieux naturels variés, composent avec des conditions climatiques distinctes et disposent de ressources différentes. Cependant, une étroite relation matérielle et spirituelle les unit tous à la nature.
Au Québec, au 21e siècle, sont établies 11 nations autochtones réparties en 54 communautés, dont la taille varie de quelques centaines à quelques milliers de personnes.
Cliquez sur la communauté désirée pour avoir un bref résumé de celle-ci.

Lexique
Autochtone
Personne vivant sur le territoire habité par ses ancêtres depuis un temps immémorial. Le terme privilégié au Québec et au Canada est plutôt «Premières Nations».
Communauté
Parcelle de terrain, dont le gouvernement du Canada est propriétaire, mise de côté à l’usage et au profit d’une bande.
Scolarisation obligatoire – les pensionnats “indiens”
Ce n’est que dans les années 1970 que la plupart des pensionnats “indiens”, qu’on appelle aussi les écoles résidentielles, ont fermé leurs portes. Durant plus de 100 ans, des milliers d’enfants autochtones ont ainsi été soumis à leur régime. À ces enfants que cette scolarisation forcée éloignait de leur famille dix mois par année, et parfois durant plusieurs années, on a appris la honte et le rejet de tout ce qui touche leur patrimoine, et plus particulièrement la honte de leur famille et de leur tradition spirituelle. Il leur était interdit d’utiliser leur langue, leurs croyances et coutumes étaient dénigrées, et les contacts avec leur famille étaient extrêmement réduits. Pour un grand nombre de ces jeunes, des sévices physiques et sexuels ont de plus gravement alourdi les conséquences de cette rupture avec leur univers.
Violences familiales, suicides, alcoolisme, usage de la drogue et abus de toutes sortes : aujourd’hui, nombre de communautés des Premières Nations font face à de cruelles réalités liées aux traumatismes subis par ceux et celles qui ont fréquenté ces pensionnats. Car les conséquences des traumatismes qui n’ont pu être résolus par ceux qui les ont subis se répercutent chez leurs enfants et petits-enfants, c’est-à-dire d’une génération à l’autre.
En mars 1998, le gouvernement canadien a créé la Fondation autochtone de guérison. Sa mission? ” Appuyer les peuples autochtones et les encourager à concevoir, développer et renforcer des démarches de guérison durables qui s’attaquent aux effets des abus sexuels et physiques subis dans les pensionnats, y compris les répercussions intergénérationnelles. ” Au Québec, 17 projets de la Fondation autochtone de guérison sont en processus de réalisation, entre autres au sein des nations anishnabe, atikamekw et innue.
Pour en savoir davantage sur les “pensionnats indiens” ou sur la Fondation autochtone de guérison.

